Ateliers automne 2016

Publié: 30 juillet 2016 dans ATELIERS automne 2016, Pâte Fimo

Bonjour tout le monde ! 

Bienvenue sur cette page. Vous y trouverez les descriptifs des différentes journées à l’atelier organisées à l’automne 2016.

Alors, peut-être à bientôt !

Lieu des journées créatives : Atelier de La Perle Rouge 16 rue neuve 39570 Conliège (Jura)

Samedi 8 octobre 2016

10h00 – 17h30

Fleurs d’automne

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10h00 : Travail de la pâte crue. Réalisation d’une cane « pétale » des couleurs de votre choix. Réalisation d’une ou plusieurs fleurs (choisir son utilisation : pendentif, porte-clefs, décoration, bouton etc…). 

13h00 : Cuisson et repas (à apporter)

14h00 : Travail sur la pâte cuite : perçage, ponçage et lustrage puis enfin, montage. 

17h30 : fin de l’atelier avec possibilité de déborder un peu si besoin. 

niveaux débutant et intermédiaire

matériel intégralement fourni

prix : 45 € (places limitées)

(reste 2 places)

 


Samedi 22 octobre 2016

10h00 – 17h30

Parure mosaïque

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10h00 : Travail de la pâte crue. Réalisation d’une cane géométrique type mosaïque ou kaléidoscope des couleurs de votre choix.

13h00 : Repas (à apporter)

14h00 : Réalisation du pendentif et des boucles d’oreilles

15h00 : Cuisson

15h30 : Travail sur la pâte cuite : perçage, ponçage, lustrage et montage. 

17h30 : Fin de l’atelier avec possibilité de déborder si besoin. 

niveaux débutant et intermédiaire

matériel intégralement fourni

prix : 45 € (places limitées)

(reste 3 places)


Samedi 5 novembre 2016

10h00 – 17h30

Photophores 

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(photo non conforme au projet de la journée atelier qui sera plus complexe)

10h00 : Travail de la pâte crue. Réalisation d’une plaque dégradée et d’une cane géométrique en pâte translucide.

13h00 : Repas (à apporter)

14h00: Réalisation du photophore. 

15h00 : cuisson, ponçage et lustrage.

17h30 : Fin de l’atelier avec possibilité de déborder si besoin. 

niveaux débutant et intermédiaire

matériel intégralement fourni

prix : 45 € (places limitées) 

(reste 5 places)


Informations complémentaires et inscriptions par mail à l’adresse suivante :

contact.la.perle.rouge@gmail.com

et réservation définitive après envoi du chèque de règlement de 45 € à l’ordre de La Perle Rouge à l’adresse de l’atelier :

La Perle Rouge, 16 rue neuve, 39570 Conliège

(places limitées)

À bientôt !

Marie-Charlotte C.

Bonjour tout le monde ! 

Je suis navrée pour celles et ceux qui attendaient leur jupitérienne lecture récréative matinale mais j’avais pris un chouïa de retard dans mon traitement photo car j’étais occupée à vous concocter un petit tutoriel ! Celui-ci m’a été demandé par plusieurs d’entre vous alors le voilà, tout frais tout neuf, au couleurs de l’été. C’est mon petit cadeau pour fêter dignement le début des vacances. (Je sais bien que tout le monde… (loin de là !) n’est pas en vacance mais pour ma part, j’ai décidé qu’à partir du moment où le soleil réchauffait mon jardin plus de 2 jours consécutifs il se répandait dans ma maison un véritable parfum de vacances !) 

Comme d’habitude à chaque article tutoriel, ne nous perdons dans mes habituelles tergiversations et rentrons tout de suite dans le vif du sujet. 

Je vous présente le TUTORIEL COMPLET pour réaliser un collier aux PERLES CREUSES : 

Matériel requis :

  • Machine à pâte
  • Pâtes des couleurs de votre choix. (Ici : turquoise, turquoise clair, vert pomme (une pointe de vert tropical dans beaucoup de jaune), vert pomme clair et blanc)
  • Une lame
  • Un outil de lissage
  • Deux emporte-pièces ronds : un de la taille finale de vos perles et un autre un peu plus grand.
  • Du papier sulfurisé
  • Un rouleau
  • De quoi percer (avant ou après la cuisson)
  • Du matériel de ponçage ou de vernissage (papier de carrossier, touret, vernis…)
  • Du matériel de montage (pinces rondes et pince coupante, fil câblé, 2 anneaux, deux perles cache-nœud, une chaîne, un fermoir, des perles intercalaires de votre choix).

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Réalisation du dégradé et de la cane à motif 

Photos 1 et 2 : Après avoir choisi vos couleurs, réalisez une plaque dégradée (si un voisinage de couleurs vous semble risqué, intercalez du blanc entre les deux). Préparez autant de colombins que vous voulez de couleurs dans votre plaque dégradée, soudez-les et aplatissez-les grossièrement au rouleau pour les faire passer dans la machine à pâte dans le sens des rayures au plus gros réglage.

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Photos 3, 4, 5 et 6 : Réalisez votre dégradé habituel en pliant la plaque rayée en deux et en repassant (le pli toujours en premier) votre pâte toujours au même réglage au moins une 15aine de fois. 

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Photos 7, 8 et 9 : Réservez un bon tiers de votre plaque et passez-la dans la machine à un réglage fin (n°2 sur mon imperia) et roulez la bande obtenue sur elle-même. Passez le grand morceau de plaque qui reste au réglage intermédiaire n°4 dans le sens des rayures pour ne pas élargir le dégradé.

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Photos 10 et 11 : Cerclez la cane dégradée d’une fine épaisseur de noir (n°1 ou 2) et d’une plaque plus épaisse de blanc (n°4). Étirez cette cane cible jusqu’à en couper 4 tronçons égaux. 

Photos 12 et 13 : Assemblez-les comme sur la photo 12 et formez des côtés en vous aidant de votre plan de travail afin d’obtenir une cane à section carrée.

Photo 14 : Étirez de nouveau cette cane et répétez l’opération. Allez placez votre cane au frigo sur un petit morceau de papier sulfurisé avant de continuer. 

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Réalisation des perles bombées

Vous avez besoin de deux emporte-pièces. Le premier doit être de la taille de vos perles et le second plus grand.

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Photos 15, 16, 17 et 18 : Utilisez le plus GROS emporte-pièce pour découper un disque dans la plaque dégradée. Placez-le ensuite du côté tranchant du plus petit emporte-pièce et faites-le rentrer dans le cercle afin de constituer un dôme en tapotant doucement pour ne pas déchirer la pâte. 

Photos 19, 20, 21 et 22 : Lorsque le bombage vous convient, placez le tout sur une plaque de la même épaisseur (n°4) que la plaque dégradée et découpez enfin votre demi-sphère. Si vous ne parvenez pas à l’extraire, soufflez d’un coup sur la partie bombée et recueillez la perle.

Photos 23, 24 et 25 : Pour réaliser des perles à motifs, préparez une plaque très fine (n°2 ou 1 si possible) et déposez vos tranches de cane très finement découpées à la lame les unes à côté des autres.

La pâte refroidie par son séjour au frigo se tranche plus facilement et par conséquent, le motif se déforme moins. Pour une jolie plaque, veillez à ce que vos tranches de canes aient toutes la même épaisseur.

Lissez le tout à l’aide d’un outil de lissage et d’un rouleau à travers un morceau de papier sulfurisé propre.

Veillez à décoller régulièrement votre plaque du plan de travail durant son lissage. 

Procédez de la même façon que pour les perles dégradées.

 

Vous pouvez vous préparer quelques perles intermédiaires pour votre montage. Ici, j’ai découpé des petits disques de fine épaisseur à l’emporte-pièce.

J’ai percé mes petits disques au cure-dent AVANT la cuisson. Cela permet d’économiser du temps (et des morceaux de doigts) au moment du perçage et c’est possible car mes perles seront montées sur un fil câblé de petit diamètre. 

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Après la cuisson 

Photos 26 et 27 : Marquez l’emplacement du perçage en prenant garde de vous situer sur la coque et non sur le fond (ici en bleu). Veillez également à percer votre perle en anticipant le trajet du fil de montage. Le fil câblé utilisé pour ce collier étant souple, vous risquez d’avoir du mal à le faire ressortir de votre perle si vous trous ne sont pas bien orientés. Bref, il risque de vous donner du fil à retordre (hi hi !)

Si vous souhaitez percer des trous dans la coque, utilisez des petites meules.

Après l’étape du perçage, accédez à la finition de votre choix. Pour ma part, j’ai poncé les perles au papier de carrossier du grain 400 au 1200 puis j’ai achevé leur lustrage au touret.

Si vous lustrez vos perles trouées au touret, prenez garde à ne pas déformer les trous réalisés avec les petites meules.

 Réalisez votre montage sur du fil câblé que vous terminerez à chaque extrémité par une perle cache-nœud à laquelle vous pourrez accrocher anneau, chaîne et fermoir. 

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Et voilà, un collier vitaminé plein de douceur estivale et extrêmement léger.

À vous ! 

Amusez-vous bien et à bientôt ! 

MC

Bonjour à tous ! 

Aujourd’hui, comme promis dans le dernier article, pas de blabla intempestif ni de trop grandes digressions mais des bijoux. 

D’ailleurs, afin de prouver ma bonne foi, je commence tout de suite ! 

Vous vous souvenez des deux jolies canes rose blanche et jaune que j’avais réalisées durant l’expo du CARCOM ? Et bien je n’ai toujours pas osé me lancer dans leur exploitation… elles ont plu à tout le monde, du coup… trop peur de les gâcher… En attendant, je me suis contentée d’utiliser leurs « chutes de confection » en les recouvrant de blanc et en en faisant deux plaques en hidden magic. 

Pour la première pièce, j’ai reproduit le découpage d’un collier que j’avais fabriqué pendant que préparais le tuto du collier articulé

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J’avais eu une très bonne idée pour les deux suivants, enfin, je trouvais… donc cette idée, je l’ai dessinée… par conséquent, comme d’habitude et comme vous vous en doutez, cela n’a pas du tout donné ce que je m’étais imaginé… Le principe était de réaliser un collier torque en deux morceaux très différents et de ne les assembler qu’avec un ou deux anneaux. Je creuserai encore la chose mais en attendant, je suis parvenue à faire tenir l’ensemble en utilisant du fil au lieu des discrète attaches comme je le prévoyais. Beaucoup de choses à revoir mais d’autres à retenir : 

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La présence (enfin !) du soleil m’a furieusement donné envie de voir voleter des petits papillons colorés au-dessus de fleurs fraîchement écloses… la nostalgie d’un printemps quelque peu bafoué, sans doute… Je me suis donc lancée dans mes premières ailes de papillon : 

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(Celle de droite comporte une majorité de pâte translucide)

Elles sont nées pour venir orner un mobile que j’ai fabriqué pour un tout petit bout d’chou adorable. Pas évident de prendre ce genre de pièce en photo… je vous présente toutefois un extrait de ciel printanier : 

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Voici des petites boucles qui sont ensuite nées : 

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La prochaine fois, je devrais peut-être courber un peu les ailes avant la cuisson, non ? 

Bon allez, on continue ! 

Après les volatiles, les odorantes (quel romantisme !) : 

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Une commande de parure cyclamen pour l’offrir à une femme qui soutenait sa thèse sur le sujet : 

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Pour la suite, je vous préviens tout de suite, cela risque de manquer d’originalité. Je suis actuellement en mode fabrication donc je m’INTERDIS de réaliser de nouvelles canes tant que je n’aurai pas exploiter au moins quelques unes de toutes celles qui envahissent mon plan de travail ! Et je déteste ça… seulement voilà, je ne vais pas multiplier les mini plats patchwork avec mes canes, il faut que je réalise tout de même des bijoux, et comme cela fait un certain nombre de petites canes rondes, les bracelets breloques sont de sortie ! (les canes, pour la plupart sont issues de mes récents essais sur les effets d’optique… essais non achevés, je vous l’accorde, mais pas délaissés non plus.)

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Je ne vous cache pas qu’après le ponçage de ces pitites perles plates, mes doigts sont tellement doux que je pourrais réaliser un braquage sans risquer de laisser une empreinte digitale (en même temps, ça fonctionnerait aussi si je mettais des gants… et de toute façon, il y aurait de grandes chances que je sème des cheveux alors… après réflexion je vais sans doute me cantonner à la polymère.) 

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Et enfin, l’utilisation de la cane que j’avais fait réaliser lors de mon dernier atelier : 

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Pour finir, voici une petite paire de boucles d’oreilles inspirées de la technique de sculpture de pâte de Céline Charuau : 

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J’ai failli laisser quelques morceaux de doigts sous le scalpel mais c’était assez amusant. 

Vous avez vu ? Je m’y suis tenue ! Une publication avec peu de blabla et des bijoux ! 

Allez, je vous laisse ici. Je vous réserve mes habituels jeux de mots pour le prochain article ! 

à très bientôt ! 

Profitez bien de ce nouveau contexte estival (météorologique, le contexte, météorologique, bien sûr…) 

Bises à tous ! 

MC

Bonjour chers Vous tous ! 

Aujourd’hui je n’ai pas de création à vous présenter, non, j’ai juste une histoire à vous raconter, l’histoire d’une escapade parisienne, d’une parenthèse délicieuse mais aussi d’un gros boulet. Alléchant, n’est-ce pas ? 

Je vous mets tout de suite en garde contre un éventuel risque d’abus des parenthèses et de leurs digressions toutefois je vous promets d’aérer ce texte autant que possible par des photos afin de le rendre moins indigeste à ceux que la perspective de ce récit pourrait effrayer. (néanmoins, si vous n’avez que peu temps devant vous, peut-être serait-il judicieux de morceler votre lecture en deux mouvements… j’dis ça comme ça…)

Si vous suivez mes publications depuis un certain temps, vous avez sans doute une idée assez précise  de la complexité de mon organisation mais également de mon incroyable gestion du timing. La semaine passée, j’ai du combiné les deux tandis que je devais me rendre à Paris afin d’y rencontrer l’équipe de Graine Créative ainsi que les autres gagnants du concours FIMO qui devaient, comme moi, recevoir leur prix. Entre grèves et inondations les événements semblaient se liguer contre moi mais… laissez-moi vous conter un peu le déroulement de ce séjour. 

Il était une fois une jeune femme (jusqu’à quel âge utilise-t-on ce terme ? (de jeune, hein, pas de femme !) Non, parce que moi j’en suis encore à dire « quand je s’rai grande » et je n’ai toujours pas l’impression que cela va s’arrêter.) une jeune femme donc je disais… (oh là là, ça commence mal…) qui devait se rendre au grand « bourg » pour y passer une journée. Face à l’incertitude ferroviaire en vigueur dans son royaume, elle privilégia un moyen de transport sûr qui l’amènerait à destination (j’entends par là, un p… d’autocar pour plus de 6 heures de voyage.) Prévoyante qu’elle était, elle prépara sa valise en fonction de la météo annoncée (c’est à dire PLUIE !), se chargea le moins possible mais s’équipa d’un ordinateur portable afin de faire passer le voyage un peu plus vite. Bon, euh… je ne vais pas la jouer conte de fée tout du long parce que sinon on risque d’être encore là la semaine prochaine et on a quand même tous des trucs à faire.

Donc, pour la faire courte (ou presque), j’ai commencé par prendre un peu de temps pour ne réfléchir à RIEN et j’ai trouvé ça absolument délicieux, puis j’ai tentée de lire quelques pages avant de (burp) vite reposer le livre parce que je n’y arrive pas comme dans un train… pour essayer de visionner un épisode de série sur mon (grand) ordinateur portable qui s’est révélé être bien trop grand pour tenir sur une tablette de bus… j’ai donc essayé de le posé à côté de moi et de lire les sous-titres comme je pouvais mais (burp) j’ai vite refermé l’écran avant que quelque chose de dramatique ne se produise et… et c’est tout… j’avais déjà épuisé mes possibilités d’occupation étant donné que mon carnet et mon stylo étaient bien rangés dans ma valise en soute. J’ai donc entamé une dissertation mentale sur la question de la manifestation de l’absurde nostalgie d’un âge d’or idéalisé à travers le fait que de nombreuses personnes portent le choix de leur sonnerie de téléphone sur des imitations de sonneries d’anciens appareils à fil (type DRING DRING !) et cela m’a finalement un peu occupée puisque mon dossier qui refusait obstinément de se baisser ne me permis pas vraiment de dormir. 

Bref, au bout d’un peu plus de six heures, j’étais arrivée sur Paris et je découvrais avec stupeur que le quartier qui menait à la porte Maillot avait vu fleurir d’étranges géants tout bleus sur ses façades… Ah oui, c’est vrai… l’euro de football débute dans peu de jours… en même temps, quoi de plus logique qu’un équipement sportif grande taille à porte Maillot (muhaha… non ? Bon, sans commentaire, alors…). J’entends une femme descendue du même car que moi parler au téléphone du métro qu’elle va prendre et je me mets en tête de la suivre. Bon sang elle bien failli me perdre une ou deux fois dans les dédales du palais des congrès mais j’ai tenu bon et je serais parvenue au métro en même temps qu’elle si je ne m’étais pas fait fouillée par un agent de sécurité. Gros moment de solitude, je réalise qu’à l’intérieur de ma valise se trouve tout un assortiment de lames et de scalpels que j’avais emporté pour les ateliers de pâte polymère… Pas de panique, affichons un grand sourire et adoptons l’air un peu niais de la bouseuse perdue dans la grande ville « excusez-moi, monsieur, pendant qu’on y est vous pourriez me renseigner parce que ça fait longtemps que je ne suis pas venue à Paris et je ne sais pas si les tickets de transport sont valables pour tous le réseau ou si… » « C’est bon, madame, vous pouvez circuler » ben voilà, c’est fastoche. Allez, une ligne de métro plus loin, je retrouve mon amie chez qui j’allais passer les deux jours et cette fois parti, les choses cool commencent ! 

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Mardi 7 juin au matin : Réveil un peu (beaucoup) difficile… après un coucher un peu… disons tard (ben je ne la vois pas toutes les semaines, Amélie, figurez-vous !), je me prépare (légèrement à l’arrache) à me rendre enfin à cette journée organisée par Graine Créative.

Persuadée que j’étais de traverser 3 nouvelles journées de pluie, j’avais choisi une tenue plutôt hivernale et j’avais armé mon sac de pull, foulard et autres collants… je m’étais même dit que j’achèterais un parapluie sur place… mauvaise pioche ! Du coup, le matin même, face à la température presqu’estivale mais néanmoins menaçante, j’ai du improvisé en combinant les affaires que j’avais apportée afin de me constituer une tenue à peu près appropriée…

Le résultat de tout ça, c’est que j’ai débarqué à l’événement pas vraiment coiffée ni maquillée, les cheveux sales, dans une tenue de collégienne avec des bottines qui m’ont tenue chaud toute la journée tandis que tout le monde était incroyablement classe… j’ai tenté une timide approche vers un groupe de filles en pleine forme avec des bijoux en pâte fimo, des appareils photo et des caméras (vous pourrez d’ailleurs constater par vous-même ma triste dégaine endormie sur le vlog de cassie minie) et au bout de quelques instants, nous sommes toutes rentrées au 16/18 rue Vulpian dans le 13ème arrondissement. Et alors là, c’est parti, vas-y Marie, prends-en plein les yeux et respire bien, parce que cela sera comme ça toute la journée ! 

Derrière cette grande porte en bois d’un banal absolu se cache un labyrinthe de verdure menant à un splendide intérieur constitué de murs de pierres blanches, de planchers verrières, de terrasses improbables, de bars prêts à vous servir ce que vous voulez quand vous le voulez, le tout à la décoration design. Je vous mets ici quelques unes de mes photos mais pour se faire une meilleur idée du lieu, suivez ce lien

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(désolée si mes photos ne sont pas très nettes, habituellement je rencontre déjà des difficultés avec mon appareil mais là, en plus, ça n’était pas mon matériel…)

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Autant dire qu’après le parfait accueil dont on a bénéficié, on a tous passé un peu de temps à juste se promener dans le bâtiment histoire de s’y sentir à l’aise, ce qui fut évidemment plutôt facile !

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Au rez-de-chaussée se trouve une grande salle avec tout au fond, un bar garni de mignardises et de mini-viennoiseries qu’on pouvait accompagner d’un café très agréablement servi par un mossieur en costume impeccable. (Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai commencé à regretter de ne pas m’être coiffée…). Je saisis l’occasion de me caféïner un peu les neurones et je déambule lentement dans l’espace tandis que beaucoup de gens semblent se reconnaître et se retrouver autour de moi. Devant moi une zone dédiée à un atelier est en place avec plus de machines à pâte, de pains de fimo, de lames et d’emporte-pièces que je n’avais vu rassemblés jusque-là et un peu plus loin, derrière le canapé design se trouve une vitrine entre deux tables. 

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Les tables présentent quelques carrés 10×10 de participants au concours mais ce qui m’intrigue c’est la vitrine, donc, terminant doucement mon café en me demandant dans quel endroit je suis tombée, je m’approche. 

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Et bien, le moins que l’on puisse dire c’est que nos carrés sont mis à l’honneur tout en haut de cette petite tour de verre ! Mais, pourquoi il y a-t-il des créations de Karine Barrera tout en bas ? Et puis… mais… on dirait des pièces de Céline Charuau, non ?… Je me retourne, les sourcils froncés… et je comprends enfin que ma toute première journée d’atelier de ma vie va être orchestrée par des artistes que je suis depuis longtemps et dont j’aime le travail ! La troisième intervenant que je ne connaissais pas est Madame Patachou ; elle réalise des gourmandises et des miniatures de toutes sortes. 

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Bon, et bien un deuxième café ne sera pas de trop ! 

Voici à présent les espaces de travail dans lesquels nous nous sommes toutes relayées afin de réaliser chacun des  trois ateliers qui étaient proposés : 

Le niveau du rez-de-chaussée accueillait l’atelier de Céline Charuau : 

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Voici le pendentif qui en est sorti : 

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(Selon ma mère, il s’agit d’un travail d’amateur… pfff ! Moi j’ai ADORÉ le réaliser ! Elle n’imagine ni le travail du scalpel ni les cuissons successives ! Je sais qu’elle me lit… elle va m’enguirlander…)

L’espace du premier étage regroupait les deux autres ateliers, celui de Madame Patachou  que vous pouvez apercevoir (floue) avec son chapeau :

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et celui de Karine Barrera :

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Si si, je suis là ! J’ai piqué cette photo à Graine Créative et c’est bien moi la deuxième en partant de la gauche ! 

Non, vous ne rêvez pas, il y a bien un second bar au fond de cet étage, un bar à smoothie, s’il vous plait ! Accessible n’importe quand avec un autre mossieur impeccable ! 

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Je n’ai pas de photo du petit porte-clefs de muffins que nous a fait faire Mme Patachou car je l’ai laissé en cadeau à mon amie avant de rentrer dans le jura et je n’ai pas achevé le montage de la décoration murale imitation bois flotté de Karine Barrera mais voici tout de même un aperçu des pièces qui la compose : 

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Ce que j’ai préféré durant ces trois ateliers aussi différents les uns que les autres, c’est qu’ils m’ont tous fait utiliser des techniques que je n’exploite absolument jamais  : du modelage pur à l’usage de la peinture, de la fimo liquide, de la poudre pearl ex en passant par de la sculpture de pâte semi-cuite !

J’ai réalisé durant cette journée qu’en apprenant à travailler ce matériau en autodidacte depuis toujours, je me suis imaginé ma petite chimie à moi et je me suis appropriée la pâte de manière complètement instinctive. Cela m’en apprend beaucoup sur mon approche de la matière et sur ce qu’il me reste à découvrir. En fait, cette découverte m’enchante complètement ! 

Après la première séance d’atelier arriva le moment de l’apéritif et donc de la remise des prix. Je vous laisse imaginer la scène ; Marie en train de se dépêcher de terminer le pendentif de Céline Charuau (parce que QUAND MEME c’est Céline Charuau !) du talc plein la robe noire, les lunettes opaques, qui entend dans son dos que les gens se rassemblent autour d’une femme (en l’occurence, Delphine Roth, directrice de Graine Créative) qui commence un discours… Bon, je me grouille, je laisse mon bazar sur la table, je vais me poster avec les autres et j’écoute. Le vidéo de Cassie-minie dont je parlais plus haut montrera encore une fois toute mon aisance à la réception de ce superbe chèque : 

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Pour vous rendre compte de l’échelle du chèque en carton plume, le voici mis en situation sur des petits clichés polaroïd que l’équipe de com a eu la très bonne idée de faire et de distribuer aux lauréats : 

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Chacun des premiers prix des quatre catégorie en a eu un similaire : 

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(photo issu de cette page web)

Bref, l’émotion passée (je croyais) les coupes de champagne furent distribuées et les plateaux de buffet amenés… puis amenés… puis apportés encore… (je ne vous en dis pas plus, je n’ai pas envie de vous faire plus de mal que ce que je vous en ai déjà fait…)  et la journée s’est poursuivie. 

En fait, pour être parfaitement honnête, je crois que je n’avais pas vraiment compris où j’allais, qui j’allais rencontrer ni ce que j’allais  faire durant cette journée… 

Lorsque je n’ai pas un clavier sous les doigts, ma communication est beaucoup moins fluide…  voire carrément gênée par une inutile timidité. C’était  là une occasion en or d’échanger, de parler un peu de mon travail, de comprendre celui des autres, bref, de revenir avec des nouveaux contacts… je dis bien « c’était une occasion »… parce qu’évidemment, je suis montée à Paris sans une seule carte de visite, j’ai eu un mal de chien à épeler l’adresse de ce blog sans bafouillage et je suis revenue avec le nom d’une seule connaissance que j’y ai faite… un boulet pareil ça a le mérite d’âtre rare ! (Parfois, je me fouttrais des claques !) Ça n’est pas comme si je m’étais trouvée durant une journée dans le même espace que l’équipe de Graine Créative, de Polymère and Co, de Staedler, de Fimo d’autres encore et puis de youtubeuses et de blogueuses et de créatrices en tout genre ben non, c’est pas comme si ! Non non, elle est restée très discrète, Marie… très à côté de la plaque un peu quand même aussi. 

(Est-ce que je vous ai dit que ce n’est que dans l’après-midi que j’ai compris que ce concours n’a pas lieu tous les ans dans plusieurs pays mais que c’était seulement cette fois-ci et seulement en France et que j’avais carrément bien fait d’y participer ? pfff !)

Bon bref, je viens de parcourir rapidement le texte déjà rédigé ici et étant donné le nombre de « coups d’roulette » que j’ai du donner à ma souris pour parvenir à la première ligne, je réalise que cet article est immensément long… Bravo à celles et ceux qui sont arrivés jusqu’ici ! 

Il ne me reste qu’à vous dire que cette magnifique et riche journée organisée par Graine Créative m’a vraiment donné envie de sortir un peu plus de mon atelier et de rencontrer d’autres passionnés. Un grand merci à eux, donc ! 

Je suis rentrée chez moi pleine d’idées et les bras chargés (quand je vous disais que ça avait été Noël toute la journée !)

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Intérieur des boîtes magiques :

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Ça y est, cette fois, je suis parvenue à la fin de ce récit. Vous avez été courageux, il n’y pas à dire. Et pour ceux qui ont triché, je ne vous en veux pas. Ceci ne relatait que 24 h ! Imaginez un peu le roman que je vais rédiger à l’occasion du symposium de septembre !!!!!!!!!!!!!!! 

MUHAHAHAHA (rire diabolique)

Allez, merci à vous tous, tout ça c’était quand même (beaucoup) grâce à vous ! 

Prenez soin de vous et à la semaine prochaine avec un tout petit article et beaucoup de bijoux, promis !

Bises

Marie-Charlotte

PS : Ah oui, au fait… si une parure en pâte polymère vous plait vraiment et que vous êtes heureuse parce que vous l’avez portée durant une grande journée… surtout, SURTOUT ne la placez pas dans votre valise à proximité de votre fer à lisser dernièrement débranché… c’est juste un conseil, je n’ai pas le cœur de vous mettre la photo… Bises quand même…

Bonjour chers Vous !

Ce monde dégouline…

Entre les gouttes de sueur de ceux qui martèlent le pavé, les progrès des dernières décennies qui tendent à fondre en flaque, les postillons de ceux qui se sentent obligés d’hurler qu’on n’est pas capable et les larmes que le ciel ne cesse de déverser sur nous, ce monde dégouline…

Oups ! Pardon, toutes mes excuses, ceci  n’est pas un blog personnel de confidences pseudo-dépressives sur un épuisant univers répétitif mais bel est bien un endroit où l’on parle de couleurs, de lumière, de recherche d’équilibre, de naissances de nouvelles formes et d’application de nouvelles techniques, en un mot de CRÉATION !

Donc créons, mes zamis ! Créons quelque chose de simple, de beau, de juste. Enfin tout du moins, essayons.

Pour ma part, j’ai décidé de protester contre la rigueur d’un monde qui voudrait m’empêcher de rêver en décidant concrètement de me faire des illusions ! Si si ! Des illusions en pâte polymère (Je vous vois d’ici, partagés que vous êtes à présent entre la déception de ne pas finalement lire un véritable coup de gueule social et le soulagement de voir qu’on va tout de même parler de polymère et que, par conséquent, on a une chance de rigoler)

Oui, je suis à la recherche d’extravagantes volutes, d’envoûtantes courbes et de sinueuses canes à effets d’optique.

Tout commença lorsqu’il y a une dizaine de jours, j’attendais (TRÈS patiemment) dans un magasin qu’un gentil bonhomme du personnel me descende une des 48 lampes qui se trouvaient en réserve afin d’apporter un nouvel éclairage à mon stand durant l’expo qui allait commencer le… lendemain (toujours en avance, Marie…). 

Ça ne devait (normalement) pas être trop long et tandis que j’arpentais d’un pas lent les allées de ce magasin, mon regard se portait sur toutes les choses que je n’étais pas sensée acheter. Cédant donc à mon ennui, je commençai à remplir mon panier d’un tas d’objets que subitement, il me fallait ABSOLUMENT ! Parmi ces affaires totalement essentielles, se trouvait un grand cahier de coloriage. Je DÉTESTE le coloriage. Je l’ai toujours détesté et je crois que cela restera ainsi. Alors pourquoi ai-je acheté ce cahier ? Ben d’abord parce que je m’ennuyais vraiment fermement dans ce rayon voisin des luminaires et ensuite parce que les dessins qu’il contient ne représentent que des illusions d’optique et autres fascinantes modulations géométriques dont je ne suis pas parvenue à détacher mes yeux jusqu’à ce que j’arrive en caisse (où, au passage, ma lampe m’attendais depuis un moment sans que je sois au courant… grrr)

J’y ai bien sûr tout de suite vu une inspiration à réaliser des canes. Je n’en suis qu’au tout tout début de mes expérimentations donc je n’en ai que trois petites à vous présenter mais je sens que ça sera loin d’être les dernières. 

Tout d’abord les deux images qui m’ont inspirées en premier (et je dis bien « inspirées » car on est très loin du résultat escompté…)

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Et les premières canes qui en sont nées : 

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Désolée pour la netteté de cette image, en même temps, quoi de plus cohérent que du flou en cette période trouble ? (et BIM !)

Je sais quelles modifications apporter pour que les prochaines soient plus hypnotisantes et j’ai hâte de m’y essayer. 

Avec celle de gauche, j’ai réalisé un sautoir aux perles simples : 

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Avec les autres, je voulais réitérer les perles creuses qui m’avaient tant plu dans l’avant-dernier article. J’ai ajouré quelques perles et j’ai travaillé les finitions pour fabriquer trois parures qui me plaisent énormément : 

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Les perles sont poncées et lustrées et j’aime beaucoup le rendu et le confort de ces collier tout légers. (Et au fait, sur les conseils de Corinne, j’ai moins mis de perles mini-disques pour que les colliers soient plus confortables.)

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Je suis tellement re-motivée que j’en ai enfin profité pour me refaire un nouveau type de perle signature. Depuis Noël, j’avais progressivement arrêté d’en mettre sur mes pièces dont je signais parfois une perles au dos. Voici donc ma nouvelle « Perle Rouge » : 

nouvelle perle rouge

Bon, on ne voit pas très bien mais c’est bien LPR. 

Et enfin le dernier est en orange !!!

Oui, je continue à me forcer d’utiliser des couleurs que je néglige habituellement. 

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Voilà, ma production n’est pas très impressionnante en nombre mais avec l’exposition du CARCOM et l’atelier de la semaine dernière, je n’ai eu que peu de temps pour fabriquer. 

Avant de vous laisser, je vous montre ici les canes que j’ai réalisées en démonstration improvisées durant l’expo et que j’ai pas encore exploitées : 

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Un petit air orientalisant, non ? 

Allez, je vous quitte sur ces couleurs chaudes. Qu’elles vous réchauffent durant la semaine un peu plus que le fait ce faux ciel de juin.  

Prenez soin de vous et à jeudi prochain ! 

Bises

MC

Si vous avez un penchant pour la création, une tendance à la fabrication maison, à la décoration, à la customisation, voire carrément une boulimie de perles de toutes sortes qui vous fait créer une ribambelle de bijoux originaux, vous connaissez forcément le site de Perles and Co.

En plus de présenter une boutique en ligne très variée, Perles and Co propose également à ses clients et aux curieux de passage sur leurs site, divers outils d’aide à la création destinés aux débutants et aux plus avertis.

La partie qui m’intéresse le plus se rapporte bien évidemment à la pâte polymère et j’ai décidé de regrouper dans cet article les quelques travaux que j’ai réalisés pour Perles ans Co.

Ils se déclinent en deux types, les tutoriels de création et les fiches techniques théoriques.

J’ai, pour l’instant, conçu trois tutoriels : 

Une parure pendentif + boucles d’oreilles utilisant la cane que j’appelle la cane « iris » 

Parure lilas

Pour réaliser ces pièces, suivez le lien du tutoriel complet : Parure lilas


Une parure collier et boucles « tranches de cane dégradée » destinée aux débutants : 

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En voici une version colorée : 

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Voici le lien du tutoriel complet pour réaliser une parure « tranches de dégradés« 


Une cane kaléidoscope colorée : 

16 cane B

Pour réaliser cette cane, suivez le lien


Une série de fiches techniques sont en cours de réalisation.

Vous pouvez d’ores et déjà en retrouver deux : 

1 : Le KIT complet du débutant en pâte polymère (axé bijoux, surtout) à retrouver dans la boîte à outils.

2 : Ce qu’il faut savoir autour de la cane (réalisation, réduction, exploitation, conservation). 

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D’autres suivront bien évidemment et cet article sera d’ailleurs mis à jour régulièrement. 

Bonne patouille à tous et à toutes et à très bientôt par ici ! 

MC

Bonjour tout le monde !

Ça y est ! C’est repartiiiiiiiiii !

J’imagine, je patouille, je fimote, je fabrique, je perce, je ponce, je monte, je me rate… et j’ai une autre idée, et je re-patouille, et je recuis, et je re-lustre, et…caetera…

Bref, la machine a créer est de nouveau lancée ! La seule chose qui me fait défaut pour l’instant, c’est le temps (pfff… jamais contente, celle-là !)

Après les « errances » des semaines passées et une pause revigorante, ma machine à pâte a remis sa manivelle en mouvement, mon bras droit retrouve ses crampes (rôô, comme t’y vas !) et mes doigts leur douceur par ponçage. 

La fabrication est donc repartie et c’est tant mieux car il faut ré-approvisionner un peu le stock ! Je viens en effet de mettre en place ma vitrine d’expo-vente à la fruitière 1900 de Thoiria (39130) qui restera jusqu’à cet automne et je prépare en ce moment même l’exposition de l’association artisanale Créa’sillon qui se tiendra durant 5 jours à partir de vendredi matin (20 mai) à 10 h jusqu’au 25 à 18h30. Une autre grande expo aura lieu durant tout le mois de juillet mais chuut… je vous en parlerai plus tard. 

Je fais très peu de communication autour de mes ateliers (en tout cas ailleurs qu’ici) et je tenais à signaler qu’il reste des places pour la journée patouille du 28 mai. N’hésitez pas à me questionner par mail ou par le biais des commentaires. 

Bon, c’est bien beau de raconter qu’on s’est remis à fabriquer, mais où sont-elles ces nouvelles pièces ? 

Commençons tout d’abord parce qu’on connaît bien ici, à savoir deux parures colliers torque + boucles : 

La première parure a été réalisée avec la cane kaléidoscope dont j’ai réalisé le tutoriel pour Perles and Co (bientôt un article qui se concentrera sur mon travail pour Perles and Co). Vous pouvez d’ailleurs le retrouver ici.

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C’est vitaminé, hein ? 

La seconde parure est née de ma contemplation d’un tas de chutes de pâte qui m’a réellement fait de la peine… J’ai donc passé le tout dans ma machine à pâte au cran le plus large, j’ai recouvert d’une fine plaque de blanc, j’ai texturé le tout avec une plaque (effet « lainage », il me semble… enfin, heureusement que c’était marqué dessus…) et j’ai scalpé le tout. (Bon, bah tu as réalisé un hidden, quoi ? Moui… en quelques sorte.) J’intitule donc cette parure « L’art d’accommoder les restes » (en hommage au blog photo du même nom que fait une amie)

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boucles récup

J’ai ensuite effectué le montage de deux petits sautoirs… oui, je sais, c’est un poil paradoxal comme expression mais je ne sais pas comment le dire autrement… Y-a-t-il seulement une longueur minimale pour prétendre au titre de « sautoir » ? J’ai pensé pendant des années que cela désignait un collier qui pouvait faire plusieurs fois le tour du cou… à présent je ne sais plus trop.

Bref, du noir et blanc, ça plait tout le temps : 

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Faisons à présent une petite pause. Je vous invite dans une maison. Je vous invite à entrer, certes, mais pas vraiment à poser vos valises, ni même à prendre le thé. D’abord parce que ça n’est pas chez moi (mais chez mes beaux-parents) ensuite parce que je vais vous arrêter dès l’entrée. Celle-ci a récemment vu ses murs changer de couleurs, ses escaliers modernisés et son mobilier transformé. Il ne manquait qu’une petite touche de détails pour achever le tableau ; un petit mouvement décoratif assorti à l’ensemble qui prendrait place à un endroit qui ne sert à rien comme le montant de l’escalier. Et bien c’est chose faite : 

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Voici les couleurs de l’espace : 

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Plusieurs nuances de gris (juste 2 ou 3, hein… on se détend), du noir, une sorte de bordeaux et un vert… que je ne saurais associer à quelque chose que je connais. Qu’on soit bien d’accord, ces lacunes langagières ne signifient absolument pas que je n’apprécie pas ces teintes, (l’ensemble est très harmonieux et moderne avec la touche de couleur qui fait souvent défaut, je trouve, aux aménagements « contemporains ») non, cela témoigne seulement de ma méconnaissance absolue de la palette de couleurs… Un comble pour quelqu’un qui essaie justement d’en vivre, vous ne trouvez pas ? 

J’ai donc repris ces coloris et j’ai créé des formes simples sur le principe de la Fimo-pendule que j’avais réalisée il y a déjà longtemps : Des petits éléments faciles à cuire individuellement, qu’on disposent comme on veut et qui s’adaptent donc à n’importe quel espace. 

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Afin de rappeler le cadre du grand miroir, j’ai seulement ajouté à certaines formes des rayures noires et argentées lustrées. 

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Pas évident à prendre en photo… 

Qu’est ce que vous en pensez ? Les éléments sont collés… Espérons que les commanditaires ne s’en lassent pas tout de suite… 

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Bien… retournons à présent aux bijoux. 

Avant d’en arriver à ce que j’avais très envie de vous montrer (ben oui, je garde mes préférés pour la fin), voici quelques boucles d’oreilles en passant : 

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Je vous en dirai un peu plus sur ces petites fleurs dans un prochain article… (Rôôô… comment j’arrête pas de faire du teasing !) 

Nous voici enfin à la dernière partie de mon article, celle que je préfère, celle qui parle de mes essais car oui, comme tout créateur (tient ! Je crois bien que c’est la première fois que j’utilise ce mot à la place de « fabricant » ! intéressant…) la pièce que je préfère bien au-dessus de toutes les autres est, sans conteste, la dernière réalisée ! Son succès est donc le plus souvent de courte durée en fonction de ma capacité à produire des nouvelles créations ! 

J’ai enfin testé les perles creuses et j’adooooooore ça ! 

Pour l’instant, je me suis contentée des formes les plus simples, en rond. 

Je continue de me forcer à exploiter le orange que je laisse bien trop souvent de côté et ça a donné ça : 

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Durant la manipulation du cru, je suis allée d’ahurissements en froncements de sourcils pour finalement arriver à un joli sourire débile de l’enfant qui a compris qu’en fait, ça n’est pas sorcier. 

J’ai ressorti le fil câblé que je boudais depuis un moment au profit des liens de cuirs synthétiques en me demandant bien comment j’allais faire pour parvenir à le faire ressortir de l’autre côté de cette perle dans laquelle j’avais percé deux tout petits trous. Au bout de quelques minutes, je chope enfin le coup de main, je monte fièrement mes grosses perles, j’enchaîne avec mes mini disques que j’avais (heureusement !) percés avant la cuisson histoire de garder encore un peu intacts mes 10 doigts et je place mes perles cache-nœuds pour accrocher enfin mon fermoir.

Je lève mon bras triomphant à la face de mon mari, premier témoin de mon travail, qui lève à son tour ses sourcils en arborant un grand sourire, le tout, s’accompagnant d’un commentaire critique appuyé : « Cooool ! ».

Bref, je suis heureuse, les perles ont un super tombant, le collier est léger, mes disques sont réguliers, je saisi ma pièce des deux mains et je la porte à mon cou… AAAAAARRRRGH… Ah ben oui… c’est vrai… c’est un montage en fil câblé… il faut bien vérifier la longueur du collier avant de le fermer… Bon… deux solutions pour corriger cette erreur de débutante, soit on re-démonte tout, soit on triche… Je vous l’avoue, la seule idée de devoir me prendre de nouveau la tête avec les grosses perles et le fil câblé m’a poussé à aller chercher un petit morceau de chaîne… 

Bon, je ne suis pas fière mais la bonne nouvelle c’est que je n’ai pas réitéré la chose : 

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J’en suis fan ! Enfin… jusqu’aux prochains ! 

Allez, bonne fin de semaine à vous tous ! 

À bientôt avec de nouvelles couleurs ! 

Bises !